Open World

Le Blog de Nadia BETTAR

Brave Hearts… Honte à la Société … 6ème et dernier Episode

Classé dans : Brave hearts,Maroc de tous les jours,Tabou!! — 6 décembre, 2006 @ 4:10

Une nouvelle forme de vie commença pour la joyeuse et studieuse lycéenne. La honte de ses parents fut totale et leur châtiment dévastateur. Ils ne lui adressèrent plus la parole et ils abolirent tous ses droits de demander, de suggérer et de choisir. L’idée qu’elle était morte aux yeux de la société faisait accepter à Sofia cette prison à laquelle ses parents la condamnèrent, le deuil de sa fille devint son unique forme de liberté. Sofia fut psychologiquement détruite.

Son crime? Avoir refuser de faire comme toutes les autres; ces milliers d’élèves, d’étudiantes universitaires, de filles de bonnes familles et bien éduquées… dont la réputation et la dignité resteront à jamais intouchables; qui pour se préserver cette belle image au sein d’une société hypocrite vont taire leurs cris de jouissances et petites bêtises par un Avortement. Sofia voulu sauvé une vie… La société en étouffa deux…

Trouver un employeur pour Hafida ne fut pas une tâche facile et elle ne fit acceptée dans une pâtisserie de la ville que par charité.

L’association de protection des mères en difficultés, façon hypocrite de dire « des Mères Célibataires », lui trouva aussi une chambre qu’elle loua dans une maison dans le même quartier. Toutes les locatrices étaient des ex-résidentes du foyer qui travaillaient comme ouvrières dans des usines, des femmes de ménage, des assistantes de couturiers, des cuisinières…

La majorité de Hafida voulait dire faire face à une société cruelle et vicieuse où la mère célibataire est synonyme de pute, classé par défaut en bas de l’échelle et déshumanisée. C’était aussi la condamnation de Karim et Yassir à l’unique appellation : Fils de Péché (wlad L’Hram).

Le fait que Hafida ait été violée par son père ne fait qu’empirer sa situation et c’est surtout sa progéniture qui en paye le prix; réduits au tabou; ils sont devenus une source de dégoût, never matters how cute, inteligent and loving they could be.

Hafida, comme ses collocatrices sont constamment en butte aux humiliations de toutes sortes et aux agressions physiques et sexuelles, les moins fortes retrouvent ou dérivent vers le chemin de la marchandisation de leurs corps où en plus de l’humiliation et de la déshumanisation elles avaient de quoi se payer de quoi se nourrir, où se loger ainsi que de quoi faire vivre leurs enfants pour lesquels en principe elles se tapent toute cette misère.

Hafida, faisant partie des plus fortes, elle continue son parcours de combattant à reconstruire sa vie dans une société qui la marginalise, la juge, qui détruit ses enfants et qui les condamne à l’échec.

Leila eut beaucoup de chance grâce à son éducation, à son parcours académique et professionnel ainsi qu’à sa sociabilité. Adam n’aura certainement pas moins de mérite que sa mère. Quelle merveilleuse offrande de leur société d’origine au nouveau monde!

Menée par une déception parsemée d’amertume, Leila refuse tout contact avec une société où l’homme est tyran et la femme un être totalement soumis et silencieux. Où l’image d’une mère est celle d’une complice volontaire.

Hanaa ne fréquente pas les endroits chauds de la ville, elle ne se fait pas draguer sur les lieux publics et elle ne sort même pas. Elle ne fait qu’attendre le signal de sa proxénète qui s’occupe de toute organisation. C’est une quinquagénaire d’origine (bla machakil), Kabira, qui initia Hnya à cette branche de luxe de l’industrie du voyage et du sexe après une rencontre dans un Hammam. Elle se charge de trouver les clients et de fixer les prix sur lesquels elle touche une bonne commission.

Quand tel diplomate arabe ou tel prince de pétrole oriental organise une soirée ou à besoin de compagnie, Kabira se charge d’inscrire Hanaa au menu des réjouissances. Cette dernière en enrichie ses voyages au Riad, à Paris, à Londres ou à Vegas…

Fin

Nadia BETTAR

Blog Meeting International Agadir 2006… un massacre et beaucoup de tolérance !

Classé dans : Blogosphere — 7 novembre, 2006 @ 11:25

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A mon arrivée à la Fontaine-Café, timide et hésitante, B2 m’a souri et m’a présenté des bloggeurs que je voyais pour la première fois… 32 heures plus tard, ravie et chagrinée, j’ai serré des mains d’amis ; aventuriers, artistes, philosophes, passionnants et passionnés… entre temps, c’était le premier épisode de notre histoire…

Médecins (touts genres de créatures), hommes de lettres d’économie ou de Science, ingénieurs* informaticiens, industriels et de procédés et étudiants… partageant la même passion; le BLOGGING ! Ils ont tous répondu présent à la rencontre de bloggeurs qui a eu lieu ce Samedi (4-Nov-2006) pour la première fois à Agadir.

Un blog meeting très réussi qui a commencé sereinement au café la Fontaine en plein centre de la perle du sud ; Agadir. Marqué par une cohésion très rapidement tissée entre les bloggeurs.

Avec des tickets VIP dépannés à la dernière minute grâce à Mourad, nous assistâmes entre bloggeurs au magnifique concert de la tolérance (un billet avec pleins d’extraits lui sera dédié très prochainement) qui eut plus de 200.000 spectateurs, qui se déroula au beau clair de la pleine lune sur la plus belle plage du Maroc, et qui sera regardé par plus de 40 million de téléspectateurs de la TF1, TPS Star, NRJ… et ajoute et ajoute.

Après une soirée super branchée et un dîner de bloggeurs ne manquant pas de bonne humeur et de fous rires au Jour & Nuit ; une grasse matinée dont le record fut battu par l’adorable Ploki (réveil à 16h).

Une date à retenir ! Dimanche le 05-Nov-2006, car au beau couché de soleil Gadiri, et au pool le plus fameux de la ville, notre cher Adib connu ses deux plus belles défaites au pool, une première qu’il a partagé avec B2 face à Adam et Moi, puis sa deuxième dans une partie où il espérait reprendre sa revanche ; face à MOI ! Un massacre légendaire ;)

Le blog week-end fut clôturé chez Younes, par une agréable soirée, peuplée de caresses fraîches et pudiques d’une brise nocturne, d’ombres de bougies trémoussant telle une danseuse orientale au clair de lune, d’une guitare fredonnant chagrin et allégresse aux cajoleries d’Amine… et de voix chantantes, riantes, taquinantes… célébrant la nouvelle gésine…

REMERCIEMENTS

Je remercie tous les bloggeurs d’avoir contribué à la réussite de l’événement, principalement de leurs présences puis de leurs encouragements pour ceux qui n’ont pas pu se déplacer.

Je tiens à remercier Youness au nom de mes cobloggeurs pour son impeccable hospitalité ainsi que pour les beaux instants que nous avons partagé grâce à lui.

Je remercie spécialement Adib et Stupeur, nos deux bloggeurs tunisiens, ainsi que Manal de leur présence, leurs conseils et leurs encouragements.

Youness! j’aissayais depuis hier pour trouver les right words, mais en vain! You are simply wonderful!

Manal ! Ton beau sourire enfantin va beaucoup manquer Agadir.

Adib ! Tu as une personne très captivante et intéressante, difficile de trouver other words for you !

Stupeur ! photographe, philosophe ou mélomane ; fais un choix car tu dois laisser quelque chose aux autres !

Fadoua ! Lors du prochain blog meeting il ne sera pas question que tu te remettes en mode silencieux ;) Tu es A-D-O-R-A-B-L-E

Ploki ! Ta présence nous a beaucoup manqué Dimanche :(

Mehdi! Je ne t’imaginais pas aussi grand que ça :) Si j’ai un truc à te dire, c’est : Ne Change Jamais…

Mourad ! Je ne t’imaginais pas aussi cool :o ) et j’ai été très contente de rencontrer enfin l’artiste.

Adam! J’avoue que ta personne, ta présence, et ton intelligence malgré ton jeune age they really fascinated me… if only the quarter of students nowadays were like you !

Hamza! Je te joints à Adam, en plus je viens de découvrir ton blog et je t’encourage à continuer, you’re doing some very good job.

Freaky Bambina ! Oups c’est moi ! ça c’est le lien vers mon Personnal Blog anglais, où vous trouverez tous les photos dans l’Album Blog Meeting Gadiri 2006.

B2! No words I can say, you are just bewitching every step I make!

I think I’ve got something to say though…

HAPPY BIRTHDAY Ya Gameel :) May all your dreams come true and may Allah surround you with happiness, success and love.

Finalement, je félicite tous les bloggeurs pour leur Tolérance, leur bonne humeur et leurs ouverture d’esprits ; Vous faites rougir le visages des maghrébins :o ) (expression arabe qui exprime la fierté… Sérieuse ! Il faut savoir tolérer les cultures aussi ;) )

P.S : pour ceux que je n’ai pas mentionnés, excusez mes trous de mémoire ! La vieillesse c’est contagieux, n’est ce pas B2 ? b ;)

* : Elèves-Ingénieurs inclus ;)

BETTAR Nadia

Brave Hearts… Episode5: Eclosions Meurtrières

Classé dans : Brave hearts,Maroc de tous les jours,Tabou!! — 1 novembre, 2006 @ 1:58

Une lumière médiocre, les mains d’une vielle mégère dures et rustres, une jeune fille martyrisée, gémissant avec le peu de force qui lui reste, d’une douleur funeste avec pour seule consolation son impatience de serrer ce petit bout d’elle tellement attendu contre son cœur, de le découvrir, de l’aimer… Telle était l’atmosphère au bout du tunnel à travers lequel La Chose ( Dakchi ) se battait impatiente d’embrasser la vie. Le dernier crie de Sofia s’éteint dans le premier de son bébé… qui à son tour se tut dans la petite serviette blanche dans les mains de « Lalthoum ». Les prières de la nouvelle maman virent enfin le jour quand « Lalthoum » lui posa sa fille dans ses bras, le petit corps était tout fragile, tout chaud, tout rouge…, elle la caressait avec ses doits tremblant, ses regards dénonçaient une envie de l’envelopper et de l’ancrer à son être… pendant un moment, Sofia semblait ne plus faire partie de ce monde. Mais la magie ne dura que quelque seconde et Sofia fut frappée par le petit corps inerte devenant de plus en plus froid, son teint de plus en plus clair… Affolée elle ne comprenait pas ou refusait de comprendre, elle se mit à bercer son enfant, à la frotter pour la chauffer, à l’appeler de sa petite voix frémissante et effarée… mais toutes ses tentatives se ternissaient dans le néant cédant place à une intolérable amertume, sa peine était si grande qu’elle en sombra dans un délire tout en écrasant le petit cadavre contre son cœur mutilé.

Quand Sofia se réveilla, sa mère était là, elle lui lança en évitant son regard brisé débordant de questions : « Que Dieu soit loué, ta honte a été recouverte (3arek tster), la chose est née morte… Alhamdoullah c’est venu de chez lui (Dieu) » en se dirigeant vers la porte elle continua « … Nous rentrons Vendredi à la maison alors fais toi un peu de dignité (7echmi 3la 3aradek) et reprends toi vite. Ta honte a sali notre réputation et à cause de toi nous avons déménagé à Agadir, labas au moins il n’y a personne qui nous connaît Tout le monde croit que tu es en Espagne chez ta tante Zakia pour ton bac… » …

Dans un état hystérique, Sofia se redressa dans son lit : « elle était vivante, meurtriers, où est ma fille, ramenez moi ma fille, je l’ai entendue crier, Lalthoum l’a tuée, ma fille est venue au monde vivante, vous l’avez tué, vous étiez de mèche avoue…»

Sa maman encore plus hystérique se mit à lui cracher réprimandes, menaces et injures… tout ce qu’elle avait accumulé sur le cœur pendant les 7 derniers mois, pour s’effondrer en larme à la fin embrassant Sofia de toutes ses forces, comme ça a certainement du lui manquer pendant ces 7 derniers mois…

Comme elle s’y attendait, petite Hafida mit au monde deux garçons jumeaux ; Yassir et Karim. Son jeune âge et son histoire lui valurent sympathie (pour ne pas dire pitié) et soutien de tout le monde au foyer.

L’association s’occupe normalement de trouver un travail et un logement à louer pour les mamans célibataires dés la 7ème semaine après l’accouchement afin de les encourager et de les aider à se réintégrer dans la société. Leurs enfants sont gardés à la crèche de l’association pendant la journée.

Hafida fut permise de rester au foyer jusqu’à sa majorité. Le matin elle donnait des coups de main à la crèche à nourrir et à changer les bébés, et l’après midi elle suivait ses cours d’alphabétisation et une formation de pâtissière. Le soir elle regagnait le foyer avec les beaux petits Yassir et Karim pour reprendre son rôle de maman, une tâche pénible pour une fillette de 15 ans, mais qu’elle assumait pourtant très bien avec un amour et une affection impressionnants de la part d’une misérable fille abusée, pour les fruits de son impuissance et de la monstruosité de son père…

Le hall de la maternité débordait de gens ; pères, mères, tantes, sœurs, amis… impatients ou inquiets, guettant la grande arrivée… celle d’un petit fils ou d’une petite fille, d’un neveu ou d’une nièce, d’un ou d’une futur filleul(e)…

Dans l’une des salles d’accouchement à côté, et dans l’un des moments les plus pénibles de sa vie, Leila n’avait que la main d’une infirmière à serrer dans la sienne. Une bonne dernière poussée et il était là, Adam ; comme il fut baptisé plus tard. Un beau petit amour qui dés qu’elle l’eut dans ses bras la première fois, toutes ses douleurs s’anéantirent dans ses deux petits yeux gris qui la fixaient explorant et interrogeant. Elle retrouva son courage à le première caresse de ses petites mains blanches et toutes crispées découvrant les nouvelles dimensions C’est à ce moment qu’elle eut la certitude d’avoir fait le bon choix.

Pendant son séjour à l’hôpital, les seules visites auxquelles Leila eut droit furent celles de l’amertume et de l’angoisse. Mais elle eut aussi droit aux coups de téléphones de Fayçal son ami qui avait quitté la ville une dizaine de jours avant l’arrivée d’Adam pour aller rejoindre sa femme mutée ailleurs…

Pour la première fois dans sa vie, Hnya goûta au Pouvoir, au délice de dire Non, au droit de choisir…

Pour la première fois dans sa vie, Hnya se senti enviée, admirée, félicitée…

Pour la première fois dans sa vie, Hnya était respectée, sollicitée…

C’était une illusion ? Certes !

C’était au prix de son propre corps, de sa dignité, de ses désires, de ses rêves, de sa personne et de tout ce qui faisait d’elle un être humain…

Mais tout ça c’est du point de vue d’une personne logique et instruite, qui n’a jamais était abusée, méprisée, rejetée et insultée. Une personne qui a le droit de rêver, de désirer et de choisir. Une personne à qui sa dignité et son corps lui ont toujours appartenus ! Hanaa avait été tout sauf cela …

TO BE CONTINUED …BETTAR Nadia

Brave hearts… Episode 4… Brave Hearts

Classé dans : Brave hearts,Maroc de tous les jours,Tabou!! — 9 octobre, 2006 @ 10:50

Bannie pour avoir commis le plus noble des crimes, Sophia s’accoutumait à son exile; entre ses tâches ménagères et réprimandes de « Lalthoum » lui rappelant constamment que c’est le sort de toute mauvaise fille (Machi bent darhoum), qu’elle l’a bien cherché et que c’est la honte qu’elle porte en elle. Mais un petit coup de ce que tout le monde appelait Déshonneur suffisait pour lui redonner courage d’aller jusqu’au bout et volonté de survivre. Elle l’adorait et s’impatientait de plus en plus de le prendre dans ses bras, elle apprit à communiquer avec lui à travers ses caresses et chants, à le comprendre… Dans ses petits rêves, la petite adolescente se voyait maman épanouie, elle voyait son bébé grandir, elle se construisait une famille chimérique… dans un petit monde… chimérique.
Quelque part au début de son neuvième mois, contractions et mouvements du fœtus se multiplièrent. Sofia accoucha une semaine plus tard, assistée par Lalthoum… seule.

A sa nouvelle maison, le foyer, la petite Hafida vit les dernières semaines de se grossesse. Elle bénéficia d’une assistance psychologique et fut intégrée dans un cours de broderie. Elle partageait le foyer avec une vingtaine d’autres futures et nouvelles mamans célibataires, la plupart étaient des victimes de viols de pères, de frères, d’oncles, de professeurs, de patrons, de fausses promesses, d’excès de confiance… ou simplement d’ignorance. Il y avait mineurs et adultes, des filles de villages, de bidons villes et de villes, instruites et analphabètes… et aussi des attardées mentales. Dans cette atmosphère, Hafida trouva pansement à ses blessures et rassurance à ses appréhensions. Elle soutenait les autres et apprenait à aimer ce qui se développait dans son ventre. Un mois et demi plus tard, Hafida accoucha par césarienne à l’hopital de la ville…

Leila vécurent amèrement ses premiers mois de grossesses ; regards indignant des voisins et collègues, les déceptions des, jadis, meilleurs amis ouverts, absence totale de ses parents, injures du reste de la famille… et absence d’un homme aimant pour partager son impatience, pour peupler son attente, pour rassurer la femme et chouchouter la futur maman en elle…
Lors de son sixième mois, Leila entendu la rumeur de son licenciement vue la mauvaise réputation qu’elle risquait de causer à la société et son influence sur les clients. Quelques jours plus tard elle reçu une proposition de démissionner… autrement dit ; une menace de licenciement. Il ne lui fallu pas plus d’une demi heure chez un avocat pour comprendre qu’aucune lois marocaine ne la protégeait et que reclamer ses droits était au prix de sa liberté. Il ne lui fallu pas plus d’une semaine pour se retrouver à l’autre bout du monde, en Floride aux Etats-Unis, c’est un ancien combattant de sa classe d’expertise en comptabilité en France qui lui tendit enfin la main. Elle accoucha en sa neuvième semaine en Floride…

TO BE CONTINUED …

BETTAR NADIA

Brave Hearts… Episode3… le commencement

Classé dans : Brave hearts,Maroc de tous les jours,Tabou!! — 13 août, 2006 @ 8:08

Sofia avait choisi sa vie… et celle de sa progéniture. Jour après jour ça grossesse devint de plus en plus décelable et sa mère commença à avoir des doutes. Le choque de la famille fut très fort, suivi d’une réaction des plus naturelles dans Notre culture, injures, coups, menaces, querelles entre les parents, horrible tension dans la famille, tout le monde culpabilisait tout le monde… au début ils voulaient la faire avorter malgré elle, car une fois son secret dévoilé, Sofia n’avait plus aucun droit humain, même au sein de sa propre famille, mais ils était trop tard et l’opération menaçait de lui prendre la vie à elle aussi, ses parents ne s’en foutaient pas trop, mais les médecins si, pour leurs travail !
Deuxième alternative, ils s’adressèrent aux parents du père, le petit père qui à lors s’assurait déjà un avenir sans problèmes en France. Le père de Sofia menaça de déposer une plainte… qui en réalité, et dans tout les cas, allait condamner sa fille à 4 Mois de prison ou plus et le condamner lui à un déshonneur qu’un petit fils illégitime venu au monde dans une prison lui rappellera jusqu’à la fin de ses jours…
Ils emmenèrent Sofia à la compagne au nord du pays, chez des gens qui avaient accepter de la garder contre un salaire mensuel. Ils la condamnèrent à y rester jusqu’à ce qu’elle donne naissance à la CHOSE (dakchi).
A lors, Sofia était enceinte de 3 Mois

Hafida rodait les rues de la ville monstre. Son ventre de plus en plus rond attirait regards incriminant, dégoût, insultes et parfois même des coups… mais aussi quelques charités ; nourriture, habits et parfois un coin où passer la nuit, de la part de quelque rares belles âmes pas assez fortes pour demander un humble « Pourquoi » ou « comment ».
Un jour, le destin voulu qu’elle croise le chemin d’une patrouille de police, (ou qu’une stratégie de nettoyage des rues fit qu’une patrouille de police croise son chemin)… Elle se retrouva après une tournée pas trop agréable et par miracle, plus de quinze jours plus tard, dans un foyer pour futures mamans célibataires, annexe d’une association humanitaire.
A lors Hafida était enceinte de 7 mois.

Leila était allée annoncer la bonne nouvelle à ses parents. Ils étaient très ouverts d’esprits certes, mais la nouvelle ne sembla pas trop les enchanter ; l’image de leur fille maman solo les mettait mal à l’aise, ils étaient obligés de remettre pieds sur terre pour atterrir dans une communauté n’ayant à faire mieux que de juger les autres, ils avez peur pour son avenir… Mais devant sa détermination, ils ne pouvaient pas grand-chose… ils ne lui promirent pas grand-chose non plus d’ailleurs.
Leila quitta la maison de ses parents, l’angoisse lui serrant la gorge et son cœur battant la crainte d’un futur obscure, dont la seule lueur portait la couleur de la solitude. Elle rentra chez elle.
A lors, Leila était enceinte d’un mois.

Hanaa suivait son parcours .Grâce à son bon fond et en quête de pansement pour ses blessures, elle multipliait ses actions de charité et en gagnait la paix et la sympathie de ceux qui la côtoyaient. Sa nouvelle allure lui valait également obsèques et serviabilité partout où elle allait.

TO BE CONTINUED

BETTAR Nadia

Brave Hearts … Episode2 … Le jour d’avant

Classé dans : Brave hearts,Maroc de tous les jours,Tabou!! — 9 juillet, 2006 @ 10:58

Sofia, effondrée et éparpillée, appela son petit ami non pas pour lui annoncer la nouvelle mais pour trouver un support, un contre poids pour la soutenir comme il en était toujours, mais cette fois-ci le problème était bien plus aigu et le support qu’elle avisait peu fiable ; il avait des projets d’avenir, une famille respectée, il était encore jeune pour assumer sa responsabilité… à quoi peut on s’attendre d’un petit égoïste immature ! Il lui proposa d’avorter de sang glacial : « Toutes les Autres le font ! ».
Humiliée et vulnérable, c’est toute sa vie qui s’écroulait. Dans une société telle la sienne… la notre ! Sofia ne voyait aucune autre issue. Comme Toutes Les Autres, Sofia devait Assumer sa Responsabilité et Corriger son Erreur elle devait préserver la Sainte image de la jeune fille marocaine et l’Honneur de sa bonne Famille, elle devait assurer sa survie aussi. Comment ?!! Par l’acte le plus immorale et exclusivement humain ; en arrachant la vie à sa propre progéniture.
La première étape fut une échographie, son fœtus avait 8 semaines déjà, il était vivant, et il était en elle. L’intervention exposait la vie de Sofia à de très grands risques vu l’age du fœtus et son age à elle aussi, mais le médecin lui donna quand même rendez-vous le lendemain…
Le matin à 9h comme prévu au cabinet du gynéco, petit ami, médecin, infirmières… ils étaient tous présents, mais Sofia ne l’était pas…

Ignorante au physique maigre et au quotidien éreintant, Hafida n’eut pas l’humble soupçon de sa grossesse avant son cinquième mois. L’évidence fut angoissante. Prise sous la panique, Hafida songea au suicide, mais elle n’en eu pas le courage. Elle passa des jours à se lamenter et à pleurer son supplice et son humiliation. L’idée que son père puisse remarquer quelque chose la terrorisait ; il allait la tuer comme elle le dit bien encore aujourd’hui (elle pensait ainsi car innocente comme elle était, elle se voyait coupable. Il aurait agit de la sorte pour dissimuler son crime).
Un soir, ou plutôt un matin, l’ivre mort rentra les yeux rouges, l’odeur nauséabonde, à peine s’il arrivait à se tenir debout… Il s’en prit à son fils de 12 ans (celui de 14 ans avait fugué une semaine après que son père ait commencé à abuser sexuellement de sa soeur sous ses yeux).
Hafida ? Elle n’était plus là…

Leila se voyait déjà maman, l’image du fœtus sur l’écran lors de l’échographie ne quittait plus ses pensées ; elle était impatiente d’entendre les battements de son petit cœur, de le sentir bouger, de le prendre dans ses bras… finalement son fiancé n’était pas aussi mal que ça ! Elle se précipita chez lui pour lui annoncer la merveilleuse nouvelle… Hélas, ce n’était vraiment pas l’homme sur lequel elle pouvait compter.
Ayant un bon travail, une bonne situation financière, son propre appartement et surtout, un esprit assez ouvert ; Leila se voyait capable d’avoir son enfant toute seule. La société pouvait bien aller « boire la mer » selon elle.
Le lendemain matin, Leila n’est pas dans son bureau, ni dans son appartement d’ailleurs…

Alphabétisation, régularisation de sa situation civile, adaptation de son look aux exigences du business, cours de protocoles… Tel était le parcours de combattante de Hanaa !
Aussi dégradent que son travail entre les mains orientales était, elle ne s’en plaignait pas ; l’humiliation qu’elle subissait sous les pattes marocaines ne lui offrait pas à manger…

TO BE CONTINUED

BETTAR Nadia

Brave Hearts… Episode 1… Ironie du sort

Classé dans : Brave hearts,Maroc de tous les jours,Tabou!! — 2 juillet, 2006 @ 7:05

Sofia a 16 ans, lycéenne en 2ème Sciences économiques. Tout le monde apprécie son assiduité et son dynamisme. Ses parents semblent bien fiers d’elle et font de leur mieux pour lui assurer une vie équilibrée et épanouie. Entre folie de l’adolescence et soif d’explorer la jeunesse, tout semble aller très bien. Son petit ami est l’un des super mecs du lycée …. Elle lui fait confiance …Elle tient à lui et se voit prête à tout lui donner, mais impulsive, elle n’aurait jamais pensé aux conséquences, elle n’aurait jamais pensé au PiRE…
Menstruations en retard, Sofia a des doutes… elle fait le test… POSITIF.

Hafida a 15 ans, elle n’a pas connu autre monde que les 12 mètres carrés qu’elle partage avec son père et ses quatre petits frères et sœurs. Son enfance étouffée depuis le décès de sa mère il y a 5 ans, elle a quitté l’école pour prendre soin de sa famille et des 12 mètres carrés.
3 heures du matin, Hafida ne dort pas, elle rêve. Hafida rêve de l’interdit ; un cartable, des livres, des camarades de classe, une maison, une mère qui fait la cuisine et un père… qui ne hante pas ses nuits, qui ne rentre pas le soir bourré jusqu’aux os pour… Le grincement de la porte mit fin à son rêve, l’odeur nauséabonde de l’alcool envahit les 12 mètres carrés. Elle se couvre la tête et fait semblant de dormir, son cœur bat si fort qu’elle craint que son père l’entende, elle prie le grand Dieu en silence qu’il lui épargne insultes dégradantes et coups ce soir… C’est bizarre, le père n’injure pas cette fois, il ne réprimande pas… il s’approche… il s’approche… il la caresse, c’est la première fois que Hafida sent sa main sans recevoir une gifle ou un coup de point… il a décidé de changer de méthode… le Père viola sa propre chaire.

Hafida n’a personne sur qui compter ni nulle part où se réfugier. Elle sécha ses larmes et elle mit sa honte, son dégoût et sa rage dans son vieux (et lourd) sac à calamités qu’elle espérait bien un jour pouvoir jeter à la rivière de l’oubli. Elle était sans âmes, maintenant elle n’a plus de corps non plus. Cinq mois plus tard, ça commence à bouger… Hafida est enceinte… de son propre père.

Leila a 27 ans, cadre financier dans une boite assez réputée. Une jeune femme très aimable et respectée. Elle connaissait ce jeune homme depuis sept mois déjà, leur relation était plutôt sérieuse ; ils s’aimaient, se complétaient l’un l’autre, leurs familles ne semblaient pas s’opposer à leur relation. Tout semblait parfait jusqu’au jour où elle commença à réaliser que ce n’est pas le genre d’homme sur lequel elle pouvait compter pour la vie, c’est en ce jour même qu’elle découvrit qu’elle portait son enfant, d’un mois déjà.

Hnya… elle préfère qu’on l’appelle Hanae, aujourd’hui elle a 24 ans. Depuis que sa belle sœur l’ait obligée à sortir travailler pour son pain quotidien (il y a 11 ans), elle eut une expérience professionnelle assez riche ; femme de ménage, ouvrière à l’usine, kessala au hammam… d’ailleurs c’est le seul lieu où elle connut la paix ! C’est aussi là où elle connut Fatiha (Fati) et Naima (Nina) qui la persuadèrent de les accompagner à Agadir… « Là bas les bourgeois payent bien et ne calculent pas ».

Les filles avaient manquées un détail ; elles ont un accent Arabe! Raison suffisante pour ces bourgeois pour les laisser crever de faim et de froid. Toutes les portes se refermèrent.

Mais les trois jeunes filles seules, miséreuses, soumises, jeunes, Bonnes et surtout ignorantes ; elles se trouvèrent rapidement un moyen de gagner leur vie. A lors, Hnya avait 19 ans…

TO BE CONTINUED …

Des Sofia, des Hafida, des leila, des Hnya et des hanae, on en croise tout les jours; dans la rue, au café, à l’école, au bureau, sur la place des femmes de ménage, chez le coiffeur, dans le bus… au Maroc

BETTAR Nadia

Naked Woman

Classé dans : Maroc de tous les jours — 27 juin, 2006 @ 5:34

C’ était une journée ensoleillée de Février, à Agadir, je conduisais tantes et cousins chez mes parents pour le déjeuner, il devait être presque 13h. J’ai pris le Boulevard je ne sais quoi, celui qui coupe le cartier industriel ; un cartier à ne pas fréquenter le matin plus que le soir ! Les chamaillades des gausses derrière, les klaxons, les embouteillages, mes examens qui commencent Lundi et puis ce bus qui vient de me vider son pot d’échappement en pleine figure… Résumé, aucune onde positive aux parages. Damn ! il y a le feu vert qui clignote ; ce feu reste au rouge une éternité, j’accélère, le voilà orange, à fond l’accélérateur j’y suis presque… le Monsieur à la R12 devant moi hésite… enfin il passe… MAIS… ça passe au rouge… je peux toujours tenter quelque chose :o ) Ayy, il y a une belle Palio Blanche ornée de deux rubans vert et rouge au feu opposé avec la fameuse « Sécurité Nationale » gravée deçu… je rends les armes…
« There’s No earthy way of knowing, what was in your heart when … » c’est Advertising Space à la Radio, j’augmente le volume, je me laisse emporter par ce rythme que j’aime tant. Enfin du calme, c’est bizarre, rien n’a changé autour mais je sens une paix interne, c’est comme cette sérénité qui nous prend en contemplant un tableau de RENOIR… Mais qu’est ce que je contemple moi ? Tête moitié emportée par la voix de Robbie Williams, c’est l’une des plus belles Images que mes yeux ais vus ! J’oserais l’appeler le presque parfait car je suis porteuse de l’estompe « le parfait n’est pas de ce monde» ! Un corps féminin tout en courbes, une peau au teint dont rêvent toutes les ado dégageant jeunesse et douceur, une taille d’environ 1.70 ou plus, tellement proportionnelle, tellement féminine, des cheveux bruns à l’Analis Morisette qui à peine laissent apparaître un visage aux traits rassemblant fraîcheur, vivacité et innocence que les meilleurs chirurgiens esthétiques n’auront pas l’audace de vous promettre !
La radio passe une pub débile de cartes de recharges téléphoniques… ou de piles… ou d’un crédit bancaire… en tout cas elles se ressemblent toutes ! C’est rouge dans la route perpendiculaire, les voitures derrière commencent à klaxonner… mes cousins se chamaillent maintenant pour qui se connectera en premier une fois chez nous.
Je m’apprête à démarrer… Un regard inconscient guettant l’exquise œuvre du meilleur des artistes… à mon choque je m’arrête en plein milieu du croisement, c’est une jeune femme en débuts des vingtaines or may be less… avec pour unique habit une chemise masculine crasseuse et déboutonnée laissant le Wonderful Show d’un corps pétillant encore plus canon que celui d’une star hollywoodienne… au grand publique ! Sauf que ce fut pas une Angelina Jolie, ce fut pas à Malibu, le grand public n’avait rien à avoir avec celui à l’Opéra de Paris et finalement le spectacle méritait tout sauf des applaudissements… même s’il a bien reçu des sifflements, des klaxons, des rires moqueurs, des regards imprégnant et d’autres censurant… je vis dans une ville où le réflexe : téléphone portable -->zoom --> photo, n’est pas encore assez développé… D’ailleurs les seuls réflexes humains qui ont pu avoir lieu furent de la part de ces PAUVRES clochards et SDF du secteur, peut être même de la ville, ainsi que des prédateurs crasseux rodant les rues jour et nuit en quête de satisfaction de la convoitise humaine la plus vielle… la plus inhumaine aussi pendant que j’y suis.
Les jérémiades des autres conducteurs m’obligèrent à avancer, je m’éloigne de la jeune femme clocharde pleine de dégoût et de rage contre cette société pourri, lâche, égoïste, je m’en foutiste, hypocrite, indigne et inhumaine… dont j’ai fait parti se jour là, acte que je regrette encore aujourd’hui.
Pour mes tantes se fut une pauvre clocharde comme des milliers d’autres, sauf que celle-ci était très belle et toute nue ! Puis elles ont repris leur discussion sur les nouveaux tissus que leur couturier vient de ramener de l’orient, ou peut être était-ce la nouvelle couleur de cheveux de la sœur de la voisine ou encore les gants du Hammam que je ne sais qui a ramené de je ne sais où !
Pour les autres obsédés sur la route ça a dut être une belle image qu’ils sauvegarderont très bien pendant qu’ils couront au petit coin pour la ressortir au grand plaisir de Monsieur wiwi.
Pour Nos amis les SDF et prédateurs, ce fut le rêve qui devient réalité… ou encore une réalité qui se mêle au rêve… ça dépend de leurs états de sobriété.
Pour le quelque peu qui reste, ce fut un « Alhamdou li Allahi Allathi Aafana » (Tanks to Great God for preserving us) ou encore la fameuse « Inna Hada La Mounkar » (that is a shame!) qui va changer le monde… Mon œil !!!!
Qui s’est-il alors posé la question qui est cet être humain ? A-t-elle toute sa tête ? (Ça j’en doute) D’où vient elle ? Que/Qui l’a mise dans cet état ? Qu’a-t-elle du subir ? Qui a pensé composer le 119 (Même si la Palio n’avait pas beaucoup l’air de s’y intéresser) ? Qui a pensé appeler une ambulance (car qui d’autre à part un malade mentale ou un traumatisé mentalement se promènera t-il à poile en pleine ville à 13h !)? Qui a-t-il donc pensé ramener des vêtements pour la couvrir ? Qui a pu pensé aux dangers que courait cette fille inconsciente et seule abandonnée à la merci du hasard ? Un symbole du sex-appeal dans une ville telle que AGADIR (pas besoin de rentrer dans les détails je suppose) ?
Après toutes ces penseries et questions, qui est passé à l’acte ? à part les SDF of course ! … Même pas moi !
Et nous osons nous plaindre du fait qu’il n’y ait personne pour défendre nos causes. Nous osons nous demander pourquoi les Men-In-White nous laissent-ils tomber une fois arrivés à la grande salle à dodo (ou à bobo ! ça dépend de quel angle vous voyez les choses, gauche ou droite ;-) ) … le refrain nous le connaissons tous par cœur, on l’a appris derrière le chauffeur de taxi, le professeur d’arabe mal payé, le papa de la copine stressé à midi, l’SDF au parking de la côte… et la réponse ?
Je croix que notre amie la belle au cartier industriel y a bien répondu ; nous sommes tous porteurs du Virus « Ya Rassi Ya Rassi » autrement dit « Moi d’abord, et puis moi-même » c’est une mentalité, toute une culture que nous nions tous et pourtant qui court dans nos veines tous, dans des régions plus que dans d’autres… le résultats est le même : il est quelque part plus haut dans le texte …
Le changement est urgent… quand à la jeune femme j’y pense encore, je me culpabilise avec une question en plus… Qu’est elle devenue ?

 

BETTAR Nadia

The Power of Positive Thinking

Classé dans : Psychologie — 9 juin, 2006 @ 3:05

You are what you think. You think what you want.

All of our feelings, beliefs and knowledge are based on our internal thoughts, both conscious and subconscious. We are in control, whether we know it or not.

We can be positive or negative, enthusiastic or dull, active or passive.The biggest difference between people is their attitudes. For some, learning is enjoyable and exciting. For others, learning is a drudgery. For many, learning is just okay, something required on the road to a job.

« Most folks are about as happy as they make up their minds to be. »
Abraham Lincoln

Our present attitudes are habits, built from the feedback of parents, friends, society and self, that form our self-image and our world-image. These attitudes are maintained by the inner conversations we constantly have with ourselves, both consciously and subconsciously.

The first step in changing our attitudes is to change our inner conversations. Then what Should We Be Saying?

One approach is called the three C’s: Commitment, Control and Challenge.

Commitment
Make a positive commitment to yourself, to learning, work, family, friends, nature, and other worthwhile causes. Praise yourself and others. Dream of success. Be enthusiastic.

Control
Keep your mind focused on important things. Set goals and priorities for what you think and do. Visualize to practice your actions. Develop a strategy for dealing with problems. Learn to relax. Enjoy successes. Be honest with yourself.

Challenge
Be courageous. Change and improve each day. Do your best and don’t look back. See learning and change as opportunities. Try new things. Consider several options. Meet new people. Ask lots of questions. Keep track of your mental and physical health. Be optimistic.

Studies show that people with these characteristics are winners in good times and survivors in hard times.

Research shows that,
« … people who begin consciously to modify their inner conversations and assumptions report an almost immediate improvement in their performance. Their energy increases and things seem to go better … »

5 Suggestions for Building Positive Attitudes

In professional life, look for positive people to associate with.
At every discussion, look for one more interesting idea.
In every friend, try to find the best thing in her/him, the most attractive and interesting.
With yourself, keep a list of your goals, positive thoughts and actions.
Remember, you are what you think, you think what you want.

BETTAR Nadia

 

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